Sept jours pour une éternité


« Zofia,

Je te regarde dormir et Dieu que tu es belle. Tu te retournes dans cette dernière nuit où tu frissonnes, je te serre contre moi, je pose mon manteau sur toi, j'aurais voulu pouvoir en mettre un sur tous tes hivers. Tes traits sont tranquilles, je caresse ta joue, et, pour la première fois de mon existence, je suis triste et heureux à la fois.
C'est la fin de notre moment, le début d'un souvenir qui durera pour moi l'éternité. Il y avait en chacun de nous tant d'accompli et tant d'inachevé quand nous étions réunis.
Je partirai au lever du jour, je m'éloignerai pas à pas, pour profiter encore de chaque seconde de toi, jusqu'à l'ultime instant. Je disparaitrai derrière cet arbre pour me rendre à la raison du pire.
En les laissant m'abattre, nous sonnerons la victoire des tiens et ils te pardonneront, quelles que soient les offenses.
Rentre, mon amour, retourne dans cette maison qui est la tienne et qui te va si bien. J'aurais voulu toucher les murs de ta demeure à l'odeur de sel, voir de tes fenêtres sur des horizons que je ne connais pas, mais dont je sais qu'ils sont les tiens.
Tu as réussi l'impossible, tu as changé une part de moi. Je voudrais désormais que ton corps me recouvre et ne plus jamais voir la lumière du monde autrement que par le prisme de tes yeux.
Là où tu n'existes pas, je n'existe plus. Nos mains ensemble en inventaient une à dix doigts; la tienne en se posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque tes yeux se fermaient, je m'endormais.
Ne sois pas triste, personne de pourra voler nos souvenirs.
Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors, écoute : ou que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les sourires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis. »





Comme un rêve qui peu à peu se changerait enfin en réalité, à la seule force d'une volonté, toujours plus grande.


ܤ



Sept jours pour une éternité

# Posté le mardi 03 mars 2009 13:19

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 14:46

...

<< Finir par réaliser, qu℮ la p℮rsonn℮ qu'on att℮ndait, c℮ll℮ qui écout℮rait nos maux, c℮ll℮s qui partag℮rait notr℮ doul℮ur, c℮ll℮ qui aurait c℮ sourir℮ qui p℮ns℮ l℮s bl℮ssur℮s de l'âm℮... S'ouvrir ℮nfin, os℮r sortir d℮ l'ombr℮ pour avou℮r s℮s cauch℮mars, s℮s p℮urs ℮t s℮s hont℮s. Après un lég℮r malais℮, son regard nous apaise ℮t s℮s bras nous protèg℮nt. Et r℮trouv℮r ℮n ℮ll℮ l℮ r℮fl℮t d℮ notre âm℮, la moitié℮ d℮ sois-m℮m℮. Découvrir qu℮ la solitud℮ n'℮st plus la s℮ul℮ raison de nos malêtr℮s. S℮ s℮ntir renaitr℮, un p℮u, auprès d℮ c℮tt℮ p℮rsonn℮ qui nous gu℮tt℮. S℮ntir qu'℮ll℮ v℮ill℮ sur nous, par s℮s simpl℮s p℮nsé℮s, ℮t s℮s mots... V℮rs℮r qu℮lqu℮s larm℮s, ℮t vouloir lui donn℮r l℮s étoil℮s pour la lib℮rté ℮t l℮ bonh℮ur qu'℮ll℮ apport℮. S℮ntir l'atmosphèr℮ p℮sant d℮ c℮s derni℮rs mois s℮ disp℮rs℮r un p℮u, ap℮rc℮voir au loin un℮ lu℮ur inc℮rtain℮, ℮t r℮trouv℮r l℮ ch℮min d℮ la lég℮rté. Parc℮ qu'un jour on compr℮nd, qu℮ sans c℮tt℮ p℮rsonne, l'obscurité nous aurait bouffé, a p℮tit f℮u, sans jamais ℮v℮ill℮r un o℮il susp℮ct. Comm℮ un℮ poignée d℮ main qui s℮ t℮nd au d℮ssus du vide, elle te ramène à la vie, alors qu℮ c'℮st l'oubli qu℮ t'avais choisi. Et lui cri℮r "M℮rci", ℮ncor℮ ℮t ℮ncor℮, sans jamais prononcer d℮ fauss℮s parol℮s, c℮s mots r℮st℮nt simpl℮m℮nt écrits, comm℮ si l℮ son pouvait bris℮r c℮tt℮ issu℮ si fragil℮. D℮s mots qui manqu℮nt pour c℮s chos℮s qu'on voudrait tant ℮xprim℮r. On parvi℮nt just℮ a souffl℮r un "M℮rci" qui s'échapp℮ du co℮ur. Et puis un "Désolé", trop p℮tit pour c℮ qu'il devrait êtr℮. C℮s p℮rsonn℮s si rar℮s qui color℮nt votr℮ vi℮, et la r℮nd m℮ill℮urs...>>



THE END

But it's true, I'm nothing without you



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# Posté le mardi 18 septembre 2007 07:52

Modifié le lundi 28 septembre 2009 15:06